Randonnée au Valier

par WALLEZ Jérôme
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Une randonnée pour gravir le sommet emblématique du Couserans et même s’il ne fait pas parti des « 3000 » il faut se le gagner, et sa silhouette visible depuis Toulouse font qu’il faisait parti de ma « TO DO LIST »

Le challenge étant que cette randonnée se fait « normalement » en deux jours (montée au refuge et le lendemain le sommet et redescente).

Il faut donc monter quasiment 2000m de dénivellé positif et faire 20km, soit comme le Montcalm…

Départ 07h50 du parking du pla de la Lau , qui est bien plein, des gens bivouaquent, des vans, des jeunes en vacances et quelques canettes vides qui montrent que le coin est animé. 50 minutes plus tard , premier arrêt à la cascade de Nerech pour boire avant que la réelle montée ne commence.

Je croise quelque personnes dont un trailer qui descend, les autres ont des gros sacs et ont du dormir là-haut.

Heureusement c’est à l’ombre pour le moment et le j’aperçois le lever de soleil bien plus loin (1h30 du départ) après la cascade de Nérach.

La montée devient plus pénible avec des passages de blocs de granite et un chemin avec des variantes, mais le paysage devient plus alpin et je découvre le lac rond et un bleu magnifique.

Arrivé au refuge des Estagnous (petits étangs), deux chiens et le gardien qui discute, je me pose et remplis ma seconde gourde au robinet d’eau potable. Je regarde les plats / boissons et prend un bol de café qui me fera le plus grand bien avec plusieurs sucres.

D’autres randonneurs arrivent, ainsi que des jeunes qui ont l’air d’être du coin et qui évoquent leurs souvenirs de pêches à la truite « au rond » et « au long » ( au lac rond et au lac long) il regarde l’étang d’à côté de nous et y voit des truites, mais c’est des saumons.. ( j’imagine qu »il doit dénigrer les truites arc-en-ciel et préfère les sauvages farios).

Je décide de pas perdre trop de temps, les 600m qui restent vont être rudes et le soleil va taper. Je pars en premier et personne ne me rattrapera. Je croise quelques personnes qui descendent, des étrangers à leur accent. j’arrive au col Faustin et deux traileurs font leur pause aussi. dans le creux des rochers qui servent à bivouaquer : une plaque et un poème pour une femme de 27 ans qui à du mourir dans le couloir Faustin juste derrière.

Il reste un dernier coup de collier à donner : les fleurs sont magnifiques, la vie foisonne, elle n’a pas de temps à perdre à cette altitude.

C’est beau la vie….

Arrivé en haut 11h50 (4 heures depuis le départ avec l’arrêt « bol de café ») je contemple la vue magnifique à 360 dègres ; la plaine est nuageuse et je ne verrai pas Toulouse aujourd’hui.

La plaine et les quelques nuages

Deux rapaces tournent, il s’agit de gypaètes avec leurs deux couleurs, j’arrive à les identifier et explique aux deux randonneurs qu’il savent prendre des os et les lâcher au dessus de rocher pour les briser. Ils connaissent donc la notion d’outils.

Repas tranquille avec le paysage ….

Je quitte le sommet avec les croix, dont une en marbre qui n’existe plus ( faut qu’en même être con pour monter une masse et briser une croix à 2838m) pour rejoindre le « vrai » sommet indiqué avec un cairn et des bouts de chiffons tibétains (wtf ?).

Le sommet avec deux croix et le pied de la croix en marbre brisée

Redescente en prenant quelques vidéos et arrêt au refuge pour remplir la gourde.

Un groupe cherche l’ombre, il n’y en à pas, une randonneuse demande s’il n’y a pas de parasols. Le gardien rigole : avec le vent ici ! je devrait aller les récupérer dans le lac !

Je continue ma descente sans même prendre la bière dont je rêvais pendant l’ascension, je sais que la descente va être longue…et chaude.

Chaque ruisseau croisé est l’occasion de se mouiller la tête et de se rafraîchir. Je croise des personnes qui montent avec des sacs qui semblent peser des tonnes, souvent pas des « sportifs »….quelle idée leur passe par le crane de monter en plein cagnard…

J’arrive enfin à l’ombre et regarde les hêtres majestueux et les mousses abondantes, tient ça ferait un bon lieu de shooting photo….

Je vois bientôt la fin et vais pouvoir tremper les pieds dans le torrent, une sorte de cryothérapie plantaire.

Arrivée à la voiture après 3h38 de descente vers 16h00. Il ne reste plus qu’a rentrer en s’arrêtant à Castillons en Couserans pour acheter un peu de Bethmale/Moulis , c’est le coin.

Pour compléter cet article : un reportage parlant de la légende et des théories sur la croix du Valier et le Valier :

https://youtu.be/mmVD-vazOUU

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